
COVID et économie : une histoire de deux Canadas
-par la présidente de Nourish Jo-Ann McArthur
On me demande beaucoup comment ça se passe en affaires pendant la COVID. La réponse est « mixte ».
Alors que certains de nos clients vivent des années record, d’autres ont été décimés à cause de l’effondrement du service alimentaire sous la pression de la COVID. Toutes les industries ne ressentent pas la douleur de la même façon.
Il est important de comprendre que ce schéma s’applique aux Canadiens en général. Une récente étude de recherche sur Abacus Data montre qu’il y a actuellement deux Canadas. Certaines personnes, principalement dans l’industrie de l’hôtellerie, souffrent tandis que d’autres ont plus de revenus disponibles que jamais. Ceux qui ont maintenu leur revenu d’emploi pendant la pandémie disposent maintenant de fonds supplémentaires grâce à la réduction des dépenses pour les déplacements, la garde d’enfants, les déplacements et la nourriture et boissons à l’extérieur du domicile.
Nos habitudes de circulation, ainsi que notre définition de « lieu », ont changé. Cette cuisine sert maintenant à cuisiner ainsi qu’à un bureau et, jusqu’à récemment, à une salle de classe. Nous sommes passés de l’invocation ou de l’assemblage de notre repas à l’utilisation de nouvelles compétences culinaires, souvent comme activité familiale. Des recherches de McKinsey Canada montrent que cuisiner à la maison est l’activité la plus importante à augmenter durant cette période de pandémie, avec une intention nette de +54%.
Une de mes premières vacances après mon chalet sera à l’île de Fogo. C’est une belle région du Canada à explorer, et j’adore la façon dont ils ont réimaginé le rôle de l’hôtellerie comme un atout social, d’affaires et communautaire. Ils utilisent une marque de certification en nutrition économique, qui vous montre exactement à quoi sert l’argent de votre séjour.
Cela pourrait-il être quelque chose que le service alimentaire adopte? De nombreux restaurants ont déjà levé le voile sur la cuisine, permettant aux clients de voir à l’intérieur et d’améliorer leur expérience. Pourriez-vous partager vos coûts de cette façon (loyer, main-d’œuvre, équipement, frais de commerçant, etc.) et exposer vos faibles marges au public?
Le coût de l’hospitalité à l’ère de la COVID augmente avec une capacité réduite et des coûts de sécurité accrus. Faire savoir à vos clients où va leur argent devrait rassurer ceux qui ont des fonds discrétionnaires supplémentaires à l’idée de les dépenser.