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Viande cultivée en laboratoire

Fausse viande et protéine alternative : Les protéines à base cellulaire sont-elles prêtes pour le grand public?

Il y a eu beaucoup de discussions dernièrement autour des protéines végétales, fermentées ou cellulaires. D’énormes investissements en capital convergent vers ce secteur avec de nouvelles marques mondiales licornes comme Beyond Meat, Impossible et Oatley. Oatley vient de devenir la dernière licorne avec son introduction en bourse de plusieurs milliards de dollars. Le lait d’avoine n’était nulle part il y a trois ans — il est maintenant #2 dans la catégorie « lait » à l’échelle mondiale.

Il y a aussi eu des annonces très publiques du restaurant new-yorkais Eleven Madison Park, étoilé Michelin et auparavant « très carné », qui est devenu végane. Le site de recettes Epicurious a annoncé qu’il ne publie plus de recettes utilisant du bœuf en raison des préoccupations liées à la durabilité de la planète.

Qui gagne vraiment la guerre de la fausse viande?

Néanmoins, la demande mondiale de viande continue d’augmenter. Nous entendons aussi davantage de discussions sur la santé des sols et l’agriculture régénératrice, qui nécessitent toutes deux des animaux! Un impressionnant 92% des Canadiens consomment du bœuf, et la taille du marché des protéines végétales au Canada n’est qu’autour de 3%. Ces chiffres de croissance élevés que nous observons proviennent d’une base minuscule.

Cela dit, les produits à base de plantes attirent plus que sa juste part d’attention. Et ce n’est pas obligé d’être une approche tout ou rien. Notre client BUMP produit un produit mélange bœuf+plante qui célèbre le meilleur de l’agriculture canadienne tout en offrant aux carnivrognes une façon délicieuse de réduire leur empreinte carbone. Alors, qu’est-ce qui se passe vraiment?

Les taux de vegan demeurent relativement inchangés au cours de la dernière année. Cependant, de plus en plus de gens envisagent de couper le bœuf. Selon une étude de mai 2021 du laboratoire d’analytique agroalimentaire de l’Université Dalhousie, « lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient envisagé d’éliminer le bœuf de leur alimentation au cours des 12 derniers mois, 25% des Canadiens y ont pensé, le taux le plus élevé étant en Colombie-Britannique à 28%. Cependant, chez les Canadiens de moins de 35 ans, ce chiffre était plus élevé : 31% ont envisagé de supprimer le bœuf de leur alimentation au cours des 12 derniers mois. De plus, 47% des Canadiens croient que le nombre de personnes qui éliminent le bœuf de leur alimentation augmentera dans les années à venir. De plus, 44% des Canadiens estiment qu’il est souhaitable de voir plus de gens réduire leur consommation de bœuf au fil du temps. »

Bien qu’il reste encore une petite part, la fausse viande et les produits à base de plantes pourrait-ils être à un point de bascule auprès des consommateurs plus jeunes? Selon le Global Food Institute, le marché mondial des protéines alternatives devrait atteindre 290 milliards USD d’ici 2035.

Un précédent pour le changement existe chez les consommateurs canadiens

L’histoire a montré que les gens sont prêts à changer radicalement leur alimentation. Au Canada, par exemple, il y a 40 ans, les gens mangeaient 37 kilos de bœuf par personne; Maintenant, on en consomme 25. Et 14 kilos de poulet et de dinde sont devenus 25. Il existe donc un précédent historique pour des changements importants dans l’alimentation.

Et bien que le coût de la viande cultivée en laboratoire (croissance de cellules animales à l’extérieur des animaux dans un bioréacteur) ait diminué de façon exponentielle, elle ne sera probablement pas un acteur important en Amérique du Nord de sitôt. L’investissement et l’engagement envers ce marché par un marché en insécurité alimentaire comme Singapour ont du sens. Cela a moins de sens pour un pays riche en terres et en ressources comme le Canada. On pourrait d’abord voir ça s’implanter comme ingrédient, comme les produits laitiers, pour que vous puissiez fabriquer ce dont vous avez besoin sur le plancher de transformation. Voyez ce que Perfect Day fait avec les protéines du lait pour vous faire une idée des possibilités. Bien que nous ne sachions pas encore quelle sera l’acceptation des consommateurs pour la viande cultivée en laboratoire, l’acceptation pourrait être plus élevée pour les produits finaux contenant ces ingrédients cellulaires.

L’accent mis sur la santé de la planète et notre empreinte alimentaire individuelle ne fera que croître avec le temps. Il y aura davantage de marques mondiales de licornes sur le marché des protéines végétales. Comment préparez-vous votre entreprise alimentaire pour l’avenir?

L’amour est un mot que je n’ose pas diminuer. Construit avec intention, soin et respect par Bryce Kirk