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La robotique en agriculture : l’agriculture va-t-elle aux robots?

L’agriculture a traditionnellement été une entreprise familiale et intensive en main-d’œuvre. Et bien que la partie familiale soit toujours vraie — on estime que 98% des entreprises agricoles canadiennes sont familiales — la rareté de la main-d’œuvre agricole est devenue un défi croissant ces dernières années. Le moment est-il venu pour l’essor de la robotique en agriculture?

Comme nous l’avons noté dans le rapport sur les tendances du réseau Nourish 2021, l’industrie agricole dans son ensemble manque d’aide engagée. Par exemple, l’Université de Guelph rapporte qu’il y a environ quatre emplois pour chaque diplômé du Collège agricole de l’Ontario entrant dans le secteur de l’agriculture et de l’alimentation de l’Ontario. Cette tendance n’a fait qu’empirer pendant la COVID, alors que les restrictions de voyage et les préoccupations liées à la COVID ont réduit le nombre de travailleurs étrangers temporaires disponibles pour travailler dans les fermes canadiennes.

Au-delà d’appeler la prochaine génération à rester à la ferme (et à écouter leur père!), une partie de la solution à ce défi grandissant viendra probablement de la technologie. Plus précisément, attendez-vous à voir une utilisation croissante de la robotique et des applications basées sur l’intelligence artificielle (IA) au niveau des fermes.

Les éleveurs laitiers sont en avance sur la courbe de la robotique

L’un des premiers secteurs à profiter des avancées en robotique fut le secteur laitier. DairExNet estime qu’il y a près de 40 000 systèmes de traite robotisée (RMS) en place à l’échelle mondiale. Ces unités entièrement automatisées remplacent littéralement le besoin des humains pour traire les vaches, évitant non seulement l’usure des genoux et des épaules, mais aussi des gains de main-d’œuvre allant jusqu’à 29%. Un RMS fournit aussi une mine d’informations sur la gestion et la santé, permettant aux producteurs d’élaborer des stratégies de production et des régimes d’alimentation jusqu’au niveau individuel vache par vache.

En plus du RMS, de nombreux éleveurs laitiers utilisent aussi la robotique pour l’alimentation et le nettoyage des écuries. Les tâches subalternes mais essentielles comme celles-ci sont souvent difficiles à faire pour trouver des bénévoles; Les robots ne disent jamais non au sale boulot — et ils ne se déclarent pas malades non plus!

Tous les acteurs traditionnels de l’équipement laitier se sont lancés dans le domaine de la robotique de façon spectaculaire, y compris DeLaval, Lely et Boumatic. De nouveaux acteurs entrent aussi dans le secteur, comme GEA, Fullwood et AMS Galaxy, entre autres. Il est possible que, dans un avenir proche, un seul opérateur puisse facilement gérer 200 animaux ou plus, ce qui était inconcevable il y a seulement quelques décennies.

Il y a un rôle pour les robots dans chaque secteur agricole primaire

D’autres secteurs comprennent rapidement les avantages de la robotique en agriculture. Parmi les applications robotiques actuellement en développement et en utilisation, on compte :

  • Drones pour l’application de produits de protection des cultures. Les drones offrent des économies de main-d’œuvre, renforcent la sécurité des opérateurs et réduisent l’impact environnemental grâce à la précision intégrée aux systèmes.
  • Tracteurs et équipements autonomes. Les systèmes guidés par GPS élargissent la gamme de personnes capables d’utiliser l’équipement en toute sécurité et de s’intégrer parfaitement aux pratiques agricoles de précision. Plutôt que de se fier à l’œil humain pour appliquer des produits de protection des cultures et des engrais, par exemple, ces unités sont guidées par des données et des coordonnées GPS pour n’appliquer que ce qui est nécessaire, là où c’est nécessaire. Et, elles éliminent presque complètement l’erreur humaine, contrairement à la fois où je me suis assoupi au volant et que j’ai écrasé l’avant du tracteur préféré de mon père contre un arbre.
  • IA pour surveiller la santé des cultures et des sols. La technologie d’IA commence aussi à remplacer l’œil humain pour détecter les maladies chez les plantes, identifier les ravageurs et signaler une mauvaise nutrition du sol. Par exemple, les capteurs alimentés par l’IA peuvent détecter et cibler les mauvaises herbes, puis décider quel herbicide appliquer dans un champ donné, économisant du temps, de la main-d’œuvre et de l’argent tout en augmentant l’efficacité et l’efficacité de ces produits.
  • Opérations automatisées de serres. Les systèmes robotiques apparaissent largement dans le secteur des serres, allant de la surveillance des maladies et des nuisibles à l’arrosage et même à la récolte. Des entreprises comme Portscapes développent des serres « intelligentes » qui peuvent être surveillées et exploitées à distance, offrant ainsi aux opérateurs plus de flexibilité avec leur temps et, bien sûr, réduisant les coûts de main-d’œuvre.

Il semble peu probable qu’il y aura un jour où la robotique en agriculture remplacera complètement l’élément humain. Mais, alors que les défis du travail devraient se poursuivre, la technologie peut jouer un rôle de plus en plus crucial pour aider les familles agricoles canadiennes non seulement à survivre, mais aussi à prospérer. D’ailleurs, vous pourriez même voir une élevière laitière et son mari sortir pour une soirée en amoureux de temps en temps!
 

L’amour est un mot que je n’ose pas diminuer. Construit avec intention, soin et respect par Bryce Kirk