
Célébration de la Journée internationale des femmes : Réflexions autour d’un café
À l'occasion de la Journée internationale des femmes, j'ai repensé à une récente conversation autour d'un café avec l'incroyable Dana McCauley de CFIN. J'ai eu l'occasion de partager avec elle mes réflexions sur l'importance de cette journée et le cheminement continu vers l'égalité des sexes.
Une disparité qui mérite d'être soulignée
Il est désolant de constater qu'en 2025, nous devons encore souligner les disparités entre les hommes et les femmes aux postes de direction. Les statistiques sont éloquentes : il y a moins de femmes à la tête d'entreprises du Fortune 500 que de PDG prénommés John ou Dave. Il ne s’agit pas seulement d’un problème d’inégalité ; c'est une occasion ratée, car des études montrent que les entreprises dirigées par des femmes sont souvent plus performantes que leurs concurrentes.
Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes et que nous nous tournons vers l'avenir, il est essentiel d'honorer le passé et de reconnaître les luttes des femmes qui nous ont précédées. Il y a seulement quelques décennies, les femmes au Canada obtenaient des droits fondamentaux, notamment le droit de vote et la reconnaissance de leur pleine personnalité juridique. Et nous n'avons JAMAIS eu de femme élue première ministre dans ce pays. Ces étapes importantes (et celles qui restent à franchir) nous rappellent que le progrès est difficile à obtenir et que nous devons rester vigilants pour préserver ces acquis.
Des gestes symboliques au changement substantiel
Si la Journée internationale des femmes nous rappelle les progrès accomplis et le chemin qu'il reste à parcourir, il est temps de dépasser les gestes symboliques et de nous concentrer sur la création d'un changement durable. Cela implique de lutter contre les stéréotypes, de promouvoir les femmes aux postes de direction et d'assurer l'égalité des chances pour tous.
Les preuves sont irréfutables : investir dans les femmes n’est pas seulement un devoir moral, c’est aussi un gage de réussite. Les startups dirigées par des femmes génèrent un chiffre d’affaires plus élevé par dollar investi, et la diversité des instances dirigeantes favorise une meilleure prise de décision et des performances accrues. En cette Journée internationale des femmes, engageons-nous à agir, notamment en finançant les fondatrices et en bâtissant un avenir plus inclusif et innovant.
Un toast aux audacieux : l'héritage de Veuve Clicquot
En tant que femme entrepreneure, je suis inspirée par l'histoire de Barbe-Nicole Clicquot, cette veuve du XIXe siècle qui a bâti un empire du champagne contre vents et marées. Sa résilience, son esprit d'innovation et sa détermination inébranlable témoignent du pouvoir des femmes dans le monde des affaires. C'est pourquoi Veuve Clicquot est ma marque de champagne préférée, et nous exposons une bouteille spéciale dès votre arrivée chez Nourish.
À seulement 27 ans, avec une fille de six ans à charge, elle a hérité de la jeune entreprise de champagne de son défunt mari. À une époque où les femmes ne pouvaient même pas ouvrir un compte en banque sans la permission de leur mari, la plupart auraient reculé devant ce défi. Mais Barbe-Nicole, ou Veuve Clicquot comme on l'a appelé par la suite (veuve signifiant veuve en français), n'était pas comme les autres.
Elle s'est d'abord lancée à corps perdu dans le métier, passant quatre ans comme apprentie à apprendre chaque détail du commerce du champagne. Elle a convaincu son beau-père d'appuyer ses ambitions, misant tout son héritage sur sa vision. Elle a vu un marché en Russie, un marché que personne d'autre n'avait même envisagé. Pendant les guerres napoléoniennes, elle a fait entrer clandestinement son champagne à Amsterdam, prête à le commercialiser dès le retour de la paix. Et elle réussit son pari, grâce à un coup de maître en marketing. Clicquot a fait en sorte que le tsar lui-même déclare Veuve Clicquot son champagne de prédilection, en faisant instantanément la boisson incontournable de toute la cour russe.
Mais son talent ne se limitait pas au marketing. Elle était une innovatrice, une visionnaire. Elle a inventé la table de remuage, révolutionnant l'élaboration du champagne et permettant d'obtenir un champagne plus clair plus rapidement. Il a fallu quinze ans à ses concurrents, comme Moët, pour la rattraper ! Et elle a gardé ses secrets, pas par peur, mais par loyauté ; Clicquot partageait les profits avec ses employés, formant une équipe aussi dévouée qu'elle.
Comme elle l'écrivait avec éloquence à ses petits-enfants, résumant ainsi son esprit visionnaire : « Le monde est en perpétuel mouvement, et nous devons inventer les choses de demain. » C'est pourquoi, quand je lève mon verre, c'est à la Veuve Clicquot.
S'asseoir à la table
Les femmes jouent un rôle essentiel dans l'industrie agroalimentaire en tant que consommatrices, prenant la plupart des décisions alimentaires pour leur foyer. Il est temps qu'elles aient leur place non seulement à la table des repas, mais aussi à celle des instances dirigeantes.
À l'occasion de la Journée internationale des femmes, j'ai porté un toast aux femmes qui façonnent l'industrie agroalimentaire sur le plan commercial et à un avenir où l'égalité des sexes ne sera plus un objectif, mais une réalité. Lorsque la JIF 2026 arrivera, j'espère pouvoir constater, en repensant à l'année écoulée, que de réels progrès auront été accomplis vers la parité hommes-femmes dans mon domaine et dans tous les autres.