
Tendances en profondeur - Analyse du passage de l'essor des produits à base de plantes à celui du carnivore conscient et des protéines éthiques
Dans une nouvelle série de billets de blogue, nous examinons de plus près les tendances individuelles que nous avons identifiées dans le Rapport de tendances Nourish 2019. Pour commencer, penchons-nous sur les régimes à base de plantes et les changements qui se produisent dans l'industrie des aliments et des boissons.
Avec un accès accru aux protéines alternatives et une sensibilisation accrue des consommateurs, nous prévoyons un estompement (et peut-être même une disparition?) des frontières entre l'alimentation végétalienne, végétarienne, flexitarienne et véritablement omnivore.
Abandonner les étiquettes et les vieilles façons de penser
De nombreux consommateurs modernes naviguent entre ces catégories, abandonnant les étiquettes alimentaires fixes au profit d'une alimentation guidée par leurs valeurs, ce qui donne lieu à une approche mixte. Le résultat global est que la majorité d'entre nous réduisent notre consommation de viande, sans l'éliminer complètement. Pourquoi? Les trois principales raisons citées dans une étude de l'Université Dalhousie sont le bien-être animal, les préoccupations environnementales et les bienfaits pour la santé. Fait intéressant, cette tendance se manifeste à travers les cultures et les générations. Peut-être que manger moins de viande était l'une de vos résolutions pour la nouvelle année?
Ce changement a dépassé le simple mouvement initié par les consommateurs; même les gouvernements, malgré un intense lobbying de l'industrie de la viande, commencent à recommander une consommation de viande réduite. Depuis la publication du Rapport de tendances, une nouvelle version du Guide alimentaire canadien a été publiée, et elle déplace notre attention de la viande et des produits laitiers vers les légumes, les céréales et davantage de protéines végétales. Elle s'éloigne également de la prescription de portions et de quantités, offrant plutôt des suggestions comme « limiter la consommation d'aliments transformés » et « manger avec d'autres ».
Et qu'est-ce qu'une tendance sans un nom accrocheur? Vous avez peut-être vu le terme « Véganvier » apparaître récemment sur les réseaux sociaux au Canada. Lancé au Royaume-Uni en janvier 2014, Veganuary (prononcé vi-GAN-u-a-ri) est un organisme de bienfaisance enregistré qui encourage les gens à adopter un mode de vie végétalien pendant un mois. Bien qu'il apparaisse de plus en plus dans les recherches chaque année, les recherches autour du terme « flexitarien » les éclipsent en comparaison, ce qui confirme davantage la tendance vers une alimentation mixte.
L'industrie alimentaire tente de prendre les devants sur la tendance végétale
Les acteurs majeurs de tous les segments de l'industrie des aliments et des boissons se joignent maintenant au mouvement. On s'attend à ce que cette tendance devienne une véritable mine d'or pour les produits à base de plantes.
Taco Bell aux États-Unis teste un menu végétarien et est devenu le premier restaurant à service rapide (QSR) à être certifié par l'American Vegetarian Association. C'est une extension logique d'un menu déjà riche en légumes (pensez au guacamole et à la salsa) et cela rend les repas sans viande accessibles au grand public.
Nestlé s'engage fortement dans le territoire végétalien avec le lancement de son burger sans viande Incredible Burger (attention, Impossible Burger!). Cela fait partie du plan du géant suisse de créer une entreprise d'un milliard de dollars à partir de produits sans animaux.
Pour ne pas être en reste dans la catégorie des géants, le rachat de Vegetarian Butcher par Unilever est la dernière étape de son « parcours vers une alimentation plus végétale ». Leur objectif : devenir le plus grand boucher du monde – ce qui semble un peu ironique!
Parlant d'ironie, ici même au Canada, le fournisseur de viande canadien Greenfield Natural Meat Co. a lancé sa campagne « Lundi sans viande » l'année dernière. En encourageant les clients à ne pas manger de viande le lundi, ce boucher haut de gamme met en avant l'impact environnemental nocif de la production de viande. En plus d'encourager les clients à partager leur engagement sur les médias sociaux, l'entreprise masque les photos de ses produits de viande sur son site web chaque lundi. Cela peut paraître illogique, mais les résultats ont été positifs.
Vous voulez en savoir plus sur cette tendance et d'autres, et comment elles vont affecter votre entreprise? Téléchargez dès aujourd'hui votre exemplaire gratuit du Rapport de tendances Nourish, qui inclut trois tendances d'intérêt particulier pour l'industrie agroalimentaire. C'est une information essentielle que nous sommes heureux de partager pour vous aider à passer à la vitesse supérieure.