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Le vrai du faux à la ferme : mensonges, sacrés mensonges et statistiques

L'avènement et la prolifération des médias sociaux ont permis aux nouvelles, aux données, aux informations, aux faits et aux opinions de se propager et de se transformer plus rapidement que jamais dans l'histoire. En chemin, les mythes, les théories du complot et les simples contrevérités ont tendance à remplacer les faits, la science et l'expertise. Dans de nombreux cas, un simple mensonge est plus facile à digérer qu'une vérité compliquée.

Nulle part cela n'est plus vrai que dans l'agriculture moderne, une industrie complexe mue par la technologie et l'innovation, et de plus en plus sous les feux des projecteurs auprès des consommateurs. En même temps, les connaissances des consommateurs sur l'agriculture, et sur la provenance des aliments, sont plus faibles que jamais. Une étude récente du Centre canadien pour l'intégrité des aliments indique que 91 % des Canadiens affirment ne rien savoir ou presque des pratiques agricoles. Pourtant, ils sont avides d'information; plus de 60 % souhaitent en savoir plus, un sujet que nous avons abordé dans le Rapport sur les tendances du réseau Nourish 2020. Il n'est donc pas étonnant que la désinformation puisse, parfois, nuire aux nombreuses contributions positives de l'agriculture moderne.

Voici trois exemples de choses qui pourraient bien vous faire dire « Tiens donc! »

Manger du bœuf peut contribuer à la santé de la planète

De nombreux consommateurs croient que le bétail est une source importante d'émissions de carbone et, à ce titre, est néfaste pour l'environnement. Cependant, des recherches récentes indiquent que le contraire pourrait être vrai.

La Table ronde canadienne sur le bœuf durable, une communauté collaborative de parties prenantes dédiée à l'avancement de la durabilité au sein de l'industrie bovine canadienne, indique que la production de bœuf au Canada ne contribue qu'à 2,4 % de l'empreinte totale de gaz à effet de serre du pays. De plus, l'empreinte carbone de la production de chaque unité de bœuf canadien a en fait diminué de 15 % depuis 1981, selon des recherches menées par l'Université du Manitoba et Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Du côté positif, les terres utilisées pour la production bovine fournissent en fait plus de 68 % de l'habitat faunique du Canada sur seulement 33 % de la superficie agricole totale. En fait, l'élevage de bovins favorise la biodiversité, y compris des sols et des prairies sains, un air pur et une eau propre.

Bovins de boucherie en pâturage libre dans un grand ranch

Et en ce qui concerne la séquestration du carbone, on estime que les sols sous les prairies indigènes de l'Ouest canadien, où la majorité du bétail canadien est élevé, peuvent contenir jusqu'à 200 tonnes de carbone par hectare dans le premier mètre.

Donc, tout compte fait, l'industrie bovine canadienne contribue à la santé de la planète, et non à la nuire.

Les fermes canadiennes sont des fermes familiales

L'une des critiques formulées par les activistes à l'égard de l'agriculture moderne est le prétendu mouvement vers les fermes « usines » – de grandes exploitations impersonnelles et gourmandes en ressources qui ressemblent davantage à des usines de fabrication automobile qu'aux fermes familiales dépeintes dans les films. En réalité, rien n'est plus éloigné de la vérité; selon le plus récent Recensement de l'agriculture, près de 98 % des fermes canadiennes sont familiales.

En 2016, un peu plus de la moitié (51,7 %) de toutes les fermes canadiennes étaient des entreprises individuelles. Les partenariats représentaient 22,9 % des fermes, tandis que 22,5 % étaient des sociétés familiales, et seulement 2,7 % étaient identifiées comme des sociétés non familiales.

En d'autres termes, bien que les fermes augmentent en taille et en impact économique, elles sont, pour la plupart, détenues et exploitées de la même manière qu'elles l'ont toujours été – par des familles d'agriculteurs canadiens dévouées.

Les aliments canadiens sont sûrs, abondants – et abordables!

Pendant la pandémie actuelle, les consommateurs ont pu connaître des pénuries périodiques de certains aliments – le pain et les bananes, par exemple – et beaucoup ont la perception que les aliments canadiens sont devenus plus chers. Bien que des chocs à court terme comme la COVID puissent certainement affecter la disponibilité et le coût des aliments, dans l'ensemble, le Canada est particulièrement bien placé pour traverser de telles tempêtes.

En 1900, un agriculteur canadien produisait suffisamment de nourriture pour seulement 10 personnes, et les Canadiens consacraient environ 50 cents de chaque dollar gagné à l'alimentation. Aujourd'hui, un agriculteur nourrit plus de 120 personnes, et nos dépenses alimentaires ont chuté à environ 11 cents par dollar gagné.

Généralement, les prix des aliments sont un peu plus élevés au Canada qu'aux États-Unis. Cela s'explique par des facteurs comme les taux d'imposition, les coûts du carburant et le taux de change. Cependant, les Canadiens profitent toujours de certains des prix alimentaires les plus bas au monde, avec un haut degré de sécurité, de qualité et de choix, grâce à une chaîne d'approvisionnement alimentaire diversifiée et solide.

Alors, quand il est question de l'agriculture canadienne, laissez vos idées préconçues de côté. Notre pays regorge de belles cultures!

L'amour est un mot que je n'ose pas déprécier. Construit avec intention, soin et respect par Bryce Kirk