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Image d'IA d'épicerie dans du plastique

Comment les récents développements en matière de réglementation des plastiques impacteront-ils les marques alimentaires et les spécialistes du marketing?

par Glenford Jameson, fondateur, G.S. Jameson & Company

Le marketing alimentaire a toujours été régi par des règlements : allégations, comparateurs, tableaux de valeur nutritive, noms, catégories – la liste est longue. Aujourd'hui, le Canada ajoute une compréhension approfondie des emballages en plastique à cette équation. Les récents développements dans la réglementation canadienne sur les plastiques ont introduit des changements importants que les spécialistes du marketing des entreprises alimentaires de taille moyenne à grande doivent connaître. Comprendre les changements réglementaires concernant les plastiques sera essentiel pour que les marques puissent aligner l'emballage de leurs produits et leurs stratégies de marketing sur les normes légales.

Il y a trop de choses à couvrir dans cet article, mais voici trois développements réglementaires clés que tous les acteurs du secteur devraient suivre : les avis de prévention de la pollution, le registre des plastiques et les obligations de déclaration, ainsi que les modifications des règles d'étiquetage liées au recyclage.

1. Avis de prévention de la pollution pour les cinq plus grandes épiceries du Canada

Le gouvernement canadien a ciblé les cinq plus grandes chaînes d'épiceries avec des avis de prévention de la pollution. Celles-ci sont tenues de créer et de mettre en œuvre des plans de prévention de la pollution (plans P2) pour gérer l'impact environnemental des plastiques, en particulier ceux qui entrent en contact direct avec les produits alimentaires. Les plans P2 visent à réduire ou à éliminer drastiquement les déchets plastiques provenant des emballages alimentaires primaires d'ici le milieu des années 2030.

Pour les marques alimentaires, ce développement place les épiciers en position de régulateurs des plastiques, les forçant à créer des règles restrictives sur les emballages qui auront un impact sur la façon dont les aliments sont emballés et commercialisés sur leurs étagères. Les marques alimentaires devront tenir compte de ces exigences dans leurs stratégies de marketing de manière évolutive, en collaborant avec les épiciers et en étant conscientes des règles en constante évolution afin que leurs emballages s'alignent sur les objectifs de durabilité décrits dans les plans P2.

2. Registre des plastiques et obligations de déclaration

Un autre changement réglementaire important est l'introduction d'un Registre fédéral des plastiques et d'obligations de déclaration obligatoires pour toutes les entités qui fabriquent ou importent des matériaux plastiques. Cette mesure vise à créer une base de données complète qui suit le cycle de vie des plastiques utilisés au Canada. Pour les Canadiens, cela signifie une plus grande transparence et une meilleure responsabilisation quant à la gestion des plastiques, de la production à l'élimination. La plupart des marques alimentaires devraient maintenant recueillir des données pour l'année civile 2024 sur la quantité totale de plastique utilisée et la proportion de contenu recyclé qu'elles devront déclarer au gouvernement fédéral, les chiffres finaux étant dus en septembre 2025. Au-delà de la collecte d'informations, les marques alimentaires devraient se préparer à communiquer efficacement ces détails aux consommateurs, car la transparence devient un argument de vente clé.

3. Modifications des règles d'étiquetage liées au recyclage

Le gouvernement canadien révise également les règles d'étiquetage des plastiques afin de rendre les pratiques de recyclage plus transparentes et standardisées. Les nouvelles règles interdiront l'utilisation de symboles de recyclage trompeurs et exigeront des informations détaillées sur le recyclage sur les emballages. Cela inclut la nécessité potentielle d'un code QR pour diriger les consommateurs vers des détails spécifiques sur la recyclabilité du produit dans différentes régions. Pour les marques, cela signifie une refonte des étiquettes d'emballage pour se conformer aux nouvelles réglementations, garantissant que, entre autres choses, toutes les allégations concernant la recyclabilité sont exactes et vérifiables. Il est crucial que les équipes de marketing comprennent ces changements pour éviter d'éventuels pièges juridiques et, du côté positif, tirer parti des emballages écologiques comme avantage concurrentiel.

Implications pour les spécialistes du marketing

Ces changements réglementaires reflètent l'engagement croissant du gouvernement fédéral envers la durabilité environnementale. Mais il ne s'agit pas seulement du Canada – des examens similaires ont déjà eu lieu en France et en Italie, et le Royaume-Uni et les États-Unis élaborent et mettent en œuvre des plans parallèlement à la promotion d'un traité sur les plastiques à l'ONU.

Concrètement, les professionnels du marketing doivent rester informés de ces développements rapides pour adapter leurs pratiques en conséquence. Ce virage vers des pratiques plus durables et transparentes en matière d'utilisation des plastiques sera difficile pour tous les acteurs de la chaîne de valeur alimentaire.

À terme, mais inévitablement, tous ces changements réglementaires influenceront les préférences et les comportements des consommateurs. Les marques alimentaires feraient bien de considérer ces règlements non seulement comme des obligations de conformité, mais aussi comme des opportunités d'innover et de différencier leurs produits, tandis que les spécialistes du marketing devraient se concentrer sur des choix stratégiques pour maintenir leur part de marché dans un secteur qui deviendra de plus en plus soucieux de l'environnement. L'alignement des stratégies de marketing sur ces changements réglementaires peut améliorer la réputation de la marque et attirer les consommateurs soucieux de l'environnement.

Alors que le Canada progresse vers son objectif de zéro déchet plastique, les marques alimentaires jouent un rôle crucial dans la façon dont l'industrie répondra à ces changements réglementaires. En comprenant et en s'adaptant à ces développements, les spécialistes du marketing peuvent s'assurer que leurs entreprises respectent les nouvelles lois et gèrent mieux le changement à mesure que les marchés sont poussés vers des pratiques de marketing plus durables.

À propos de l'auteur :

Spécialisé en droit réglementaire, commercial et publicitaire, Glenford Jameson est un conseiller juridique de confiance dans le secteur alimentaire. Son expertise couvre la conformité à la LSAC, l'étiquetage, le positionnement des produits et les interactions avec l'ACIA. Leader d'opinion reconnu dans l'industrie, il a donné des conférences dans des universités renommées, des associations industrielles et des conférences sur divers aspects du droit alimentaire canadien. L'expérience et la perspective de Glenford, à la croisée de l'alimentation, de la technologie et de la réglementation, offrent à ses clients des solutions innovantes. Il est le fondateur de G.S. Jameson & Company, et ses clients comprennent des multinationales, des PME, des ONG, des associations industrielles et des gouvernements.


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