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La technologie et l'innovation continuent de stimuler l'agriculture canadienne

Les trois dernières saisons de croissance ont été fortement affectées par des défis et des perturbations externes : la COVID, les problèmes de main-d'œuvre, les événements météorologiques que certains attribuent aux changements climatiques à long terme, ainsi que les perturbations de la chaîne d'approvisionnement et l'inflation liées au conflit en Ukraine ont tous joué un rôle. Cependant, un facteur continue de stimuler la productivité dans l'industrie agricole canadienne : les avancées incessantes rendues possibles par la technologie et l'innovation.

Les agriculteurs, souvent perçus par le grand public comme vivant dans un environnement rural idyllique et paisible, sont en réalité parmi les leaders du secteur des affaires canadien en matière de recherche et de déploiement d'outils et de techniques améliorant la productivité et la rentabilité. (Une visite dans une ferme du 21e siècle est une expérience révélatrice si vous n'y avez jamais été !) Et avec moins d'agriculteurs que jamais et moins de terres dédiées à l'agriculture, l'adoption de ces technologies améliorant la production est désormais un impératif, et non une option.

Le Recensement de l'agriculture de 2021 indique que le nombre de fermes au Canada a diminué de 1,9 % entre 2016 (193 492 fermes) et 2021 (189 874 fermes). Cette baisse est associée à une diminution de 3,5 % du nombre d'exploitants agricoles par rapport au recensement précédent. En 2016, il y avait 271 935 exploitants agricoles, et en 2021, ce nombre était tombé à 262 455, soit seulement 1,7 % de la population active canadienne.

Un récent rapport de KPMG intitulé La révolution AgTech souligne qu'en parallèle, le secteur des technologies agricoles connaît une croissance exponentielle et devrait représenter une industrie de 729,5 milliards de dollars américains à l'échelle mondiale d'ici 2025.

Le rapport affirme qu'à la base, l'AgTech vise à réinventer et à repenser le fonctionnement des fermes actuelles, en combinant logiciels, transformation des processus et analyses pour générer des gains d'efficacité — imaginez une production accrue avec moins de personnel et une superficie de terre réduite — le tout en tenant compte de la durabilité environnementale.

La robotique ouvre la voie à l'innovation agricole.

Comme nous l'avons mentionné l'année dernière, les avancées en matière de technologies robotiques se répandent rapidement dans les fermes. Les fermes laitières sont à l'avant-garde, où DairExNet estime qu'il existe près de 40 000 systèmes de traite robotisés en place à l'échelle mondiale. Ces unités entièrement automatisées remplacent littéralement le besoin d'intervention humaine pour traire les vaches, ce qui non seulement préserve les genoux et les épaules, mais permet également des économies de main-d'œuvre allant jusqu'à 29 % et des opportunités accrues de collecte de données.

Trayeuse automatique

Parmi les autres exemples de robotique en agriculture, on trouve les drones pour l'application de produits phytosanitaires, le repérage des champs et la gestion des nutriments; les tracteurs et équipements autonomes; les systèmes d'alimentation automatisés pour le bétail; ainsi que les systèmes d'arrosage et d'application d'intrants pour les serres.

Les technologies de l'information et des données changent la donne.

Au cœur de la révolution technologique en agriculture se trouvent les technologies de l'information et des données. Par exemple, le géant des télécommunications Telus s'est lancé de manière significative dans le secteur agricole canadien, cherchant à « offrir des solutions numériques exploitables et des informations basées sur les données qui connectent la chaîne d'approvisionnement mondiale, favorisant des processus de production plus efficaces et améliorant la sécurité, la qualité et la durabilité des produits, le tout de manière traçable et claire pour le consommateur final. »

Et ce que l'on appelle l'« Internet des objets », ou IoT, promet de révolutionner de nombreux aspects de l'agriculture, de l'alimentation, de la manipulation, du géorepérage et même de la santé du bétail, à la surveillance et à la gestion des cultures, en passant par les serres « intelligentes » entièrement automatisées et les drones toujours plus puissants.

Drone au-dessus d'une ferme

L'avenir est technologique.

Selon le rapport de KPMG, le Canada compte au moins 166 jeunes entreprises axées sur l'AgTech. Et bien que le gouvernement canadien investisse dans ce secteur, nous restons loin derrière certains de nos concurrents mondiaux. Israël, par exemple, a une avance considérable en matière de jeunes entreprises de technologies agroalimentaires; son budget de R&D civile est, en fait, plus élevé que celui de n'importe quel pays européen.

Au-delà du gouvernement, la communauté des investisseurs ajuste à la hausse le potentiel du secteur canadien de l'AgTech. Des entreprises comme RH Accelerator et Ag Capital Canada offrent du mentorat, du réseautage et du capital d'investissement aux jeunes entreprises et aux entreprises technologiques en démarrage.

Pour l'AgTech canadienne, l'avenir est si prometteur qu'il semble que nous devrons porter des lunettes de soleil. Ou — peut-être plus approprié encore — des casques de métavers !


L'amour est un mot que je n'ose pas déprécier. Construit avec intention, soin et respect par Bryce Kirk