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title: "Le Canada regorge de poissons. Alors pourquoi n'en mange-t-on pas?"
date: 2022-06-17T12:42:00-06:00
author: Nourish
canonical_url: "https://www.nourish.marketing/fr/news/canada-has-plenty-of-fish-only-why-arent-we-eating-them"
section: News
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### **Moins du tiers des fruits de mer consommés au Canada sont canadiens. Nourish et Choisissez les poissons et fruits de mer d'ici travaillent à changer ça.**

Avec trois océans qui nous entourent, le plus long littoral du monde et des lacs aux nombres incalculable (peut-être jusqu'à 2 millions), il n'est pas surprenant que les pêcheries canadiennes constituent une industrie de plusieurs milliards de dollars. C'est le poisson qui a attiré les Européens dans les eaux canadiennes au XVe siècle, notamment les stocks de morue autrefois épiques de l'Atlantique Nord, si abondants, dit-on, qu'on pouvait les sortir de l'océan à la chaudière.

Ce qui est surprenant, cependant, c'est que malgré le fait d'être un exportateur en demande de fruits de mer de haute qualité vers plus de 130 pays, moins du tiers des fruits de mer consommés au Canada y sont récoltés. C'est l'un des défis auxquels font face les équipes de l'[Alliance de l'industrie canadienne de l'aquaculture](https://www.aquaculture.ca/) (AICA) et du [Conseil des pêcheries du Canada](https://fisheriescouncil.ca/) (CPC) en 2022.

« Alors que 80 % des Canadiens mangent du poisson, seulement 30 % des fruits de mer consommés au Canada sont réellement canadiens », a déclaré le président et chef de la direction de l'AICA, Timothy Kennedy, cité dans le Toronto Sun et publié dans le réseau Postmedia. En tant que spécialistes en marketing, là où on voit un écart, on voit aussi une occasion de connecter les entreprises avec les consommateurs qu'elles n'atteignent pas.

### **En marketing, on ne largue pas les amarres avant d'avoir tracé son cap**

Mais avant d'aller trop loin dans notre récit, revenons au début — ramenons le bateau à quai, si l'on peut dire.

Quand l'AICA et le CPC nous ont approchés, ils avaient une mission assez vague : rehausser le profil de tous les poissons et fruits de mer canadiens, bâtir la confiance du public et élargir la base de consommateurs au Canada. Comme il est impossible de prendre de bonnes décisions marketing sans données, on a entamé une phase de recherche en trois étapes pour découvrir qui mange et qui ne mange pas de fruits de mer, et pourquoi. (C'est la version éviscérée, désossée et filetée du processus!)

*![Choose Canadian Seafood logo](https://www.nourish.marketing/assets/uploads/img/3738-Choose-Canadian-Seafood-CCS-Blue-Left-English-1_2022-06-23-131208_xclb.png)*

*Un nouveau logo accrocheur « Choisissez les poissons et fruits de mer d'ici » pour aider les consommateurs à repérer et acheter canadien à chaque fois*L'un de nos apprentissages clés : la consommation de poisson est essentiellement stable depuis trois décennies, avec seulement 0,3 % de croissance depuis 2016. Durant ces plus de cinq ans, le segment des protéines dans son ensemble a crû malgré un déclin de la consommation de bœuf et de porc. Cette croissance a été menée par le poulet et les œufs. Ainsi, même si on a observé un léger éloignement de deux protéines de base et la montée du flexitarisme, les fruits de mer n'ont pas réussi à s'inviter davantage dans les assiettes.

### **Les idées préconçues des consommateurs canadiens freinent la consommation**

Quelqu'un mange tout de même des fruits de mer. Mais qui? Il s'avère que ce sont les Canadiens plus âgés. Notre analyse approfondie des données IPSOS a révélé une croissance de 7,2 % de la consommation de fruits de mer depuis 2016 dans la tranche des 50 à 64 ans, et de 4,0 % chez les nids vides de tout âge. Les milléniaux mangent un peu de poisson (beaucoup cru), mais personne ne semble transmettre l'habitude des fruits de mer à la génération Z.

De plus, et c'est très important, même les consommateurs favorables aux fruits de mer n'en mangent pas souvent. Le Canadien moyen consomme des fruits de mer environ une fois par semaine, malgré l'approbation de l'OMS et de Santé Canada. En fait, le Guide alimentaire canadien recommande d'en manger deux fois par semaine.

L'écart nous semblait lié à la familiarité. Les données de sondage ont montré que les jeunes consommateurs ignorent que les fruits de mer peuvent être économiques et faciles à préparer, ce qui en fait un choix du quotidien et pas seulement un repas de grande occasion. Les consommateurs étaient enthousiastes à l'idée de découvrir des options à meilleur prix, des repas simples et un étiquetage qui leur garantit qu'ils achètent canadien.

Une fois notre base de faits sur le comportement des consommateurs établie, et armés d'une meilleure compréhension des freins et des leviers influençant la consommation de fruits de mer chez les Canadiens, on a développé une stratégie de positionnement et de communication.

### **Les familles sont le segment clé pour réussir**  

On a déterminé que la voie du succès passe par les milléniaux. Plus précisément, les JPMJ — Jeunes Professionnels Milléniaux Jeunes parents — avec des enfants. En ciblant un segment déjà favorable aux fruits de mer mais dont la consommation est en sous-performance, l'objectif est de les inciter à ajouter une ou deux portions de fruits de mer par semaine tout en formant indirectement la prochaine génération de consommateurs canadiens de fruits de mer, leurs enfants. Encourager un comportement existant est toujours plus facile que de « nager à contre-courant » pour convaincre des non-consommateurs de faire des fruits de mer leur protéine de prédilection.

Pour stimuler la consommation, notre stratégie positionne les fruits de mer comme :

- une alternative simple aux autres protéines,
- un choix santé riche en protéines, en oméga-3 et en autres nutriments,
- un choix durable,
- un soutien à une industrie canadienne vitale.

Le plan marketing comprend un nouveau logo, un slogan, un [site web consommateur](https://www.chooseseafood.ca/), des publicités numériques et sur les médias sociaux, des relations publiques et du marketing d'influence, ainsi que des comptes de médias sociaux. On a levé les obstacles à l'achat en proposant des recettes simples et savoureuses développées à l'interne (accompagnées de photographies appétissantes tournées dans notre studio), des conseils pour intégrer facilement plus de fruits de mer canadiens à votre vie, et des arguments de santé et de style de vie convaincants.

*![Choose Canadian Seafood banner ad](https://www.nourish.marketing/assets/uploads/img/3739-CCS-Key-Creative-Pasta-Nights-1200x628.jpg)*

*Bannière publicitaire présentant les fruits de mer comme un ajout rapide, amusant et sain à vos repas*Les plans futurs prévoient des activations expérientielles pour rejoindre les consommateurs là où ils font leurs courses et se divertissent. Des discussions avec des détaillants canadiens ont déjà été amorcées pour trouver des façons d'utiliser le nouveau logo dynamique Choisissez les poissons et fruits de mer d'ici comme repère pour les consommateurs : quand vous voyez ce logo, c'est la garantie que vous achetez de vrais fruits de mer canadiens.

L'objectif ultime est d'amener notre audience passionnée de fruits de mer à non seulement manger davantage de poisson, de pétoncles, de homard, et ainsi de suite, mais aussi à reconnaître les avantages de choisir les fruits de mer canadiens pour leur fraîcheur, leur authenticité, leur saveur et pour soutenir notre précieuse industrie des pêcheries. Une fois tout ça bien ancré dans leurs perceptions et de nouvelles habitudes de consommation bien formées, on pourra être sûrs d'avoir créé un changement réel et durable.

On vous tiendra au courant à mesure que les données arrivent, mais on est confiants que plus de Canadiens choisiront les fruits de mer canadiens en 2022 et au-delà, pour des repas plus intelligents, venus tout droit de la mer.
